Le chiffre de la semaine : Une chute de la publicité jusqu'à -80% en France

Publié le par new pub marketing

"Les professionnels craignent une chute de 50 à 80 % de la publicité à la télévision" selon l'Union des marques dans un article du journal Les Echos.

Il faut noter que de nombreux annonceurs ont annulé leurs campagnes. Mais ils espèrent une reprise rapide, évitant le marasme de la crise de 2008-2009.

Les chaînes de télévision se préparent à un véritable marasme dans les prochaines semaines, alors que les annonceurs annulent à tour de bras leurs campagnes publicitaires , rappelant le cauchemar de la crise de 2008-2009.
Les premiers chiffres témoignent d'ores et déjà d'un net recul de la publicité depuis le début de la crise sanitaire, mais c'est surtout la suite qui inquiète les professionnels.
D'après les données de Kantar publiées vendredi, la durée publicitaire sur les chaînes nationales a reculé de 10 % sur la période allant du 1er et le 22 mars, comparativement à l'année précédente. Dans ce contexte très particulier de confinement , plus d'un secteur sur deux s'est désengagé de la télévision ce mois-ci. Les entreprises du tourisme et de la restauration, de la grande consommation et des télécommunications ont fortement pesé sur le marché, selon Kantar.
Certaines enseignes sont totalement fermées et n'ont aucun intérêt à communiquer sur le petit écran. D'autant que des publicités apparaissent totalement décalées dans le contexte actuel.


Sur la base d'une « semaine moyenne » de publicité autour de 65 millions d'euros de recettes, la perte pourrait donc être d'une cinquantaine de millions d'euros. « Par comparaison, le marché avait perdu environ 500 millions d'euros, durant l'ensemble de la crise de 2008-2009 », rappelle Bertrand Beaudichon, responsable de l'entité trading de Magna (groupe IPG Mediabrands) en France.
Toutefois, selon lui, peu de chance d'arriver à une perte comparable à la crise qui a suivi la faillite de Lehman Brothers.
D'abord, les estimations les plus pessimistes devraient être tempérées par le fait que les annonceurs vont s'organiser pour produire des spots en phase avec l'époque, mettant en avant leur engagement par exemple. Et, pour ne pas risquer de voir leur marque s'affaiblir, les entreprises ont intérêt à continuer à communiquer.
Un signe d'espoir malgré tout : le regain d'intérêt pour la télévision . Depuis mi mars 2020 la durée d'écoute a augmenté de plus d'une heure à presque 4h30, « ce que l'on n'avait pas vu depuis les années 90 ! », se félicite Bertrand Beaudichon. Alors que l'on pensait que les jeunes avaient déserté le petit écran, ils reviennent en masse.

 

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