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Aux États-Unis, la NFL a renouvelé son partenariat avec le média The Gist consacré au sport au féminin. Cet accord doit permettre à la ligue nord-américaine de football américain de poursuivre le développement de son audience auprès d’un public jeune et féminin, indique un communiqué publié mardi 8 septembre 2026. Durant la saison 2025, le média et son podcast avaient déjà déployé plusieurs contenus et activations autour de la NFL, notamment à l’occasion du Super Bowl.
Le média vidéo Brut, particulièrement populaire auprès des jeunes sur les réseaux sociaux, prépare le lancement de sa propre application pour le début de l’année 2027.
À l’approche de ses dix ans, le média prévoit d’investir un million d’euros dans ce projet afin de réduire sa dépendance aux plateformes et aux algorithmes qui déterminent aujourd’hui une grande partie de sa visibilité. L’application proposera notamment des contenus exclusifs ainsi que des formats plus longs. Selon son audience, Brut pourrait également mettre en place des contenus payants afin de faire évoluer son modèle économique, actuellement dépendant à 80 % de la publicité. Cette stratégie intervient alors que le média poursuit son développement international : déjà présent aux États-Unis, en Afrique et en Inde, Brut ouvrira des bureaux au Brésil en octobre. Le groupe revendique aujourd’hui 500 millions de spectateurs uniques et quatre milliards de vidéos vues chaque mois. Il prépare également l’intégration d’un agent d’intelligence artificielle développé avec l’entreprise française Mistral.
En France, Brut entend également renforcer son offre éditoriale. Le média prépare notamment la couverture de la prochaine élection présidentielle, avec des interviews de candidats, des reportages et un « brief présidentiel » destiné à expliquer les enjeux politiques de manière pédagogique. Le journaliste Rémy Buisine a déjà reçu Jean-Luc Mélenchon et Gabriel Attal. Brut souhaite par ailleurs collaborer avec plusieurs créateurs de contenus autour de l’« édutainment », à la croisée de l’éducation et du divertissement. Cette stratégie accompagne une période de transformation pour l’entreprise, qui emploie environ 260 salariés, dont 170 à Paris. Après avoir atteint un premier trimestre de rentabilité fin 2023, Brut doit encore composer avec un contexte économique incertain. Depuis septembre 2025, le groupe CMA CGM, dirigé par Rodolphe Saadé, est devenu son propriétaire, tout en affirmant ne pas vouloir modifier sa ligne éditoriale.
C'est officiel ! RMC sera la radio officielle de l’Asics Marathon de Paris 2027 et du HOKA Semi de Paris 2027.
Son podcast RMC Running devient également podcast officiel des deux épreuves désormais organisées par Cadence Running United. La radio prévoit un dispositif éditorial sur son antenne, ses supports numériques et directement sur les courses. Un épisode spécial de RMC Running accompagne le lancement de la loterie des dossards, avec notamment Laurent Sturtz et Anne Murac, respectivement président et directrice générale de Cadence Running United. L’accord de diffusion avec une chaîne de télévision n’a pas encore été signé. C’est France Télévisions qui retransmettait le marathon dans le cadre d’un accord global avec Amaury Sport Organisation, l’ancien organisateur, qui comprenait aussi le Tour de France.
Lagardère News, qui détient le JDD et évolue dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, entre au capital du média identitaire Frontières à hauteur de 25%, a indiqué le fondateur de ce dernier, Erik Tegnér, confirmant une information du Figaro.
Frontières est déjà présent sur l’antenne d’un autre média du giron de Vincent Bolloré, la chaîne de télévision CNews, avec l’émission « 100% Frontières », dont Erik Tegnér est le chroniqueur principal.
« C’est une grande fierté qu’un acteur de référence comme Lagardère Media News choisisse de faire confiance à un nouveau média axé sur le digital, les jeunes et l’investigation », qui va ainsi « continuer à se professionnaliser », a déclaré Erik Tegnér. Il reste premier actionnaire de la société éditrice de Frontières, Artefakt, et conserve le contrôle du média. Interrogé sur le fait que Frontières intègre ainsi la galaxie Bolloré, Erik Tegnér a répondu : « Ça nous permet en effet d’intégrer un écosystème médiatique qui est puissant, en ayant une offre complémentaire, l’investigation ». « On va développer différentes synergies avec des médias du groupe au sens large », a-t-il ajouté. Très présent sur les réseaux sociaux, Frontières se décline en version papier, numérique et en vidéo, et se qualifie de « média de combat », revendiquant le créneau de l’enquête et du reportage de terrain, images choc à l’appui.
Le Ballon d’Or change de diffuseur à l’international. DAZN annonce la retransmission en direct et gratuitement de la cérémonie 2026 dans 200 marchés à travers le monde. Le rendez-vous est fixé au lundi 26 octobre, à Londres, où seront récompensés les meilleurs joueurs et joueuses de la saison.
Cette opération renforce la stratégie mondiale de DAZN, qui devient également Global Gold Sponsoring Partner du Ballon d’Or dans les catégories liées à la diffusion sportive et aux services OTT. Créé en 1956, le Ballon d’Or célèbre cette année sa 70e édition. En 2025, Ousmane Dembélé avait remporté le trophée masculin, tandis qu’Aitana Bonmatí avait décroché son troisième Ballon d’Or féminin consécutif, un record. Mbappé espère encore le décrocher ... Attendons de savoir qui sera le vainqueur cette année !
À noter toutefois : la France fait partie des territoires exclus de l’accord DAZN. La cérémonie reste notamment accessible via la chaîne L’Équipe dans l’Hexagone.
À l’heure où les réseaux sociaux et les plateformes vidéo bouleversent les habitudes d’information, le journal télévisé n’a pas dit son dernier mot. Selon une étude réalisée en août 2026 par 3icom avec OpinionWay, le JT demeure la source d’information qui inspire le plus confiance aux Français : 29 % le placent en tête, devant la presse écrite (17 %) et les émissions d’information à la télévision (13 %).
Mais derrière cette apparente stabilité se dessine une transformation profonde des usages. YouTube recueille désormais 9 % de confiance, dépassant la radio, à 7 %. Un basculement particulièrement significatif auprès des jeunes générations. Chez les 25-34 ans, YouTube atteint ainsi 21 %, tandis que TikTok recueille 18 % chez les 18-24 ans. Le JT, lui, reste largement dominant chez les 65 ans et plus avec 36 %, mais tombe à 16 % chez les 18-34 ans. Cette fracture générationnelle ne concerne pas uniquement la confiance : elle touche également la manière de mémoriser l'information. Le JT reste le format privilégié par 23 % des Français, mais seulement 11 % des 18-24 ans le citent comme le meilleur moyen de retenir une information. Dans cette tranche d'âge, les publications sur les réseaux sociaux arrivent en tête (20 %), devant les vidéos courtes de type TikTok, Reels ou Shorts (19 %).
Le phénomène traduit moins la disparition des médias traditionnels qu'une recomposition de leur influence. La télévision conserve une place centrale dans l'information quotidienne : 63 % des Français s'informent chaque jour par ce biais et les JT de TF1 et France 2 réunissent encore près de 9 millions de téléspectateurs.
Dans le même temps, les plateformes deviennent de nouveaux carrefours de l'information. YouTube n'est d'ailleurs plus seulement un espace réservé aux créateurs : les médias traditionnels y investissent massivement, transformant la plateforme en prolongement de leurs propres marques éditoriales.
Le véritable enjeu n'est donc peut-être plus de savoir quel média remplacera l'autre. Il est de comprendre comment les Français construisent désormais leur confiance en combinant télévision, presse, radio, plateformes vidéo et réseaux sociaux. Car si le JT conserve aujourd'hui le statut de média le plus crédible, YouTube démontre qu'une nouvelle génération est déjà en train de redessiner la carte de la confiance médiatique.
Sonia Mabrouk battue par Pascal Praud pour son premier grand duel de rentrée... Une nouvelle guerre des audiences débutent et les batailles seront nombreuses !
La rentrée télévisée a déjà livré un premier verdict dans la bataille des chaînes d’information. Jeudi 27 août, Pascal Praud retrouvait l’antenne de CNews avec « L’Heure des Pros 2 », tandis que Sonia Mabrouk poursuivait sa nouvelle aventure sur BFMTV avec « 100% Mabrouk ». Et pour la journaliste, le match a été difficile. Son émission, diffusée de 18h45 à 21h, a réuni 264 000 téléspectateurs, soit 1,9 % du public. Un résultat en net recul après une semaine pourtant encourageante, avec plus de 400 000 téléspectateurs mercredi.
Face à elle, CNews a largement pris l’avantage. « Face à l’info » a rassemblé 522 000 téléspectateurs entre 19h et 20h, puis « L’Heure des Pros 2 » a attiré 638 000 personnes jusqu’à 21h. Sonia Mabrouk se retrouve donc deux fois moins suivie que Pascal Praud sur cette tranche stratégique. La concurrence était toutefois particulièrement forte, puisque LCI diffusait le débat du MEDEF à Roland-Garros, suivi par 1,03 million de téléspectateurs. Un premier avertissement pour BFMTV, alors que la saison ne fait que commencer.
Cauet joue la carte du grand écart entre Europe 1 et Europe 2 ... Etonnant, de passer de NRJ, FUN et cie à Europe 1 ?
Sébastien Cauet fait une rentrée particulièrement chargée. Depuis le 27 août, l’animateur est présent à la fois sur Europe 2, où il assure déjà la matinale de 7h à 11h et l’émission de 15h30 à 18h, et sur Europe 1, avec un nouveau rendez-vous quotidien de 15h à 16h baptisé « Il y en aura pour tout le monde ». Une situation qui aurait pu sembler difficile à gérer puisque les deux émissions se chevauchent pendant trente minutes.
Pour résoudre cette équation, Cauet a choisi une solution plutôt simple : déléguer. Pendant les trente premières minutes de son émission sur Europe 2, Vito et Corentin prennent les commandes, tandis que Cauet retrouve Piètre et Stouf sur Europe 1. À 15h30, l’animateur reprend ensuite l’antenne sur Europe 2. Une organisation millimétrée qui permet à Cauet de multiplier les rendez-vous sans renoncer à l’un de ses engagements. Sur Europe 1, son nouveau programme mise notamment sur l’actualité, avec une tonalité volontairement légère et divertissante. Une rentrée placée sous le signe du défi pour l’animateur.
La LFP prépare déjà l’avenir des droits de diffusion de la Ligue 1. Alors que la saison vient de débuter sur Ligue 1+, la Ligue de football professionnel envisage sérieusement de lancer un nouvel appel d’offres, selon Olivier Bramly, directeur général de LFP Media. Cette réflexion intervient après plusieurs marques d’intérêt reçues par l’instance.
« Nous considérons très sérieusement venir à un appel d’offres », a indiqué Olivier Bramly à l’AFP, précisant que les propositions actuellement étudiées pourraient conduire la LFP à recommander prochainement une nouvelle stratégie aux clubs. La décision n’est toutefois pas encore arrêtée : le lancement devra être validé par les clubs de Ligue 1, qui cherchent à augmenter leurs recettes, ainsi que par le conseil d’administration de la LFP. Le calendrier et la période concernés restent également à préciser. L’Équipe évoquait précédemment un appel d’offres qui pourrait être lancé en octobre pour les droits couvrant 2029-2034. Olivier Bramly n’a pas confirmé cette échéance ni cette période.
Cette perspective intervient alors que la LFP cherche à consolider son nouveau modèle de diffusion. Ligue 1+ retransmet désormais l’intégralité des neuf rencontres de chaque journée, et les premiers résultats d’audience sont jugés encourageants. Selon Olivier Bramly, le Trophée des champions et Rennes-PSG ont chacun dépassé 700 000 téléspectateurs, les plaçant déjà dans le top 10 des audiences de la saison précédente. Pour la LFP, ces performances pourraient renforcer l’attractivité commerciale du championnat avant une éventuelle remise en concurrence de ses droits audiovisuels.
Philippe Bouvard s’est éteint le 24 août 2026, à l’âge de 96 ans. Avec lui disparaît surtout la voix historique des Grosses Têtes, cette émission qu’il avait créée sur RTL en 1977 et qu’il aura animée pendant 37 ans, jusqu’en 2014.
Lancée en 1977 sur RTL, pendant près de quatre décennies, Bouvard a installé un ton, une mécanique et une véritable famille radiophonique. Jean Yanne, Jacques Martin, Sim, Claude Sarraute, Jean Dutourd, Philippe Castelli ou encore Olivier de Kersauson ont contribué à écrire une histoire devenue culte. Les Grosses Têtes, c’était des questions, de la culture, des éclats de rire, des provocations et surtout cette impression d’assister à une conversation entre vieux amis. Une liberté de ton qui a profondément marqué la radio française.
Alors oui, Laurent Ruquier a apporté davantage de rythme et une certaine modernité lorsqu’il a repris les commandes en 2014. Mais pouvait-il réellement rivaliser avec Bouvard ? Difficile. Ruquier a animé les Grosses Têtes ; Bouvard, lui, les avait créées et incarnées. Même Ruquier reconnaît aujourd’hui que Bouvard est celui qui a ouvert la voie à toute une génération d’animateurs.
Bouvard n’était peut-être pas simplement l’animateur des Grosses Têtes puisqu'il a rythmé la vie des gens entre 16h et 18h00... "Une question de madame bellepaire de Loches". RIP
Le mercato radio français s’annonce particulièrement animé pour la saison 2026-2027. À France Inter, les changements sont nombreux : après le départ de Nagui de La Bande originale, plusieurs figures quittent ou rejoignent d’autres antennes. L’humoriste Tanguy Pastureau quitte ainsi France Inter pour RTL, où il intégrera RTL Soir dès le 24 août.
RTL renforce également son offre politique et éditoriale. Marc-Olivier Fogiel conserve son rendez-vous quotidien dans RTL Matin et devrait jouer un rôle important dans la couverture de la présidentielle de 2027.
Du côté de franceinfo, le changement est majeur : Simon Le Baron prend les commandes de la matinale, de 6 h à 9 h, aux côtés d’Agathe Lambret. Il succède dans cette fonction à une équipe profondément remaniée et aura notamment la responsabilité de l’interview politique de 8 h 30.
Europe 1 n’est pas en reste. Thomas Isle quitte la station après l’arrêt de Culture Médias, tandis que Pascal Praud voit sa présence considérablement renforcée avec quatre heures quotidiennes à l’antenne. Enfin, NRJ Group prépare aussi la rentrée en faisant évoluer ses grilles et en lançant, au quatrième trimestre 2026, Nostalgie 60-70 en DAB+. Entre transferts de personnalités, nouvelles matinales et préparation de l’élection présidentielle, la rentrée 2026-2027 confirme que la radio française reste un terrain de compétition intense.
Le « Parisien - Aujourd’hui en France » traverse une nouvelle période difficile. Selon les chiffres révélés par « L’Informé » et relayés par Puremédias, le quotidien a enregistré une perte nette record de 71,3 millions d’euros en 2025, contre 38,4 millions l’année précédente.
Cette dégradation intervient malgré une importante injection de 150 millions d’euros réalisée par son propriétaire, LVMH, fin 2025. Le chiffre d’affaires du journal a parallèlement reculé de 9,6 %, à 134,7 millions d’euros. Les ventes en kiosque ont particulièrement souffert, avec une baisse de 16,7 %. La progression du numérique, dont les ventes ont augmenté de 5,58 %, n’a pas permis de compenser cette érosion. En dix ans, les revenus du quotidien ont ainsi diminué de plus d’un tiers.
Face à ces difficultés, la direction a engagé plusieurs mesures d’économies, dont des plans de départs volontaires et une réduction des dépenses. Malgré ces efforts, les charges ont continué d’augmenter en 2025. Cette situation relance les interrogations sur la stratégie éditoriale et numérique du titre, ainsi que sur son avenir au sein du groupe LVMH.