Automobile : Ce qui change sur la grille du malus écologique
Publié le 1 Mars 2020
A partir du 1er mars 2020, une nouvelle grille du malus écologique basée sur les émissions de CO2 calculées par le cycle d'homologation WLTP entre en vigueur. Ce malus sera déclenché dès 138 g/km de CO2 et coûtera 50 euros à ajouter au prix de la voiture. Il augmente ensuite par paliers.
l faudra compter 210 euros pour 145 g/km, 983 euros pour 160 g/km, 2205 euros pour 170 g/km, 4279 euros pour 180 g/km, 7462 euros pour 190 g/km. Le montant maximal du malus a été rehaussé à 20.000 euros et sera attribué aux véhicules émettant 200 g/km de CO2 (ou plus).

Si ce nouveau malus ne change pas dans l’absolu, puisque la hausse des émissions de CO2 est compensée par des seuils relevés, un autre facteur pourrait le rendre bien plus pénalisant. En effet, le nouveau protocole WLTP tient compte des équipements optionnels présents sur le véhicule. Le nouveau malus n’est donc plus calculé pour chaque motorisation d’un même modèle, mais pour chaque version d’un même modèle, en tenant compte des équipements optionnels ! “Le recours à cette nouvelle procédure permettra de tenir compte des caractéristiques propres à chaque véhicule, plutôt que des caractéristiques génériques du type dont il relève”, précise le décret n° 2020-169 du 27 février 2020. Ce qui veut dire qu’un modèle - pas ou peu pénalisé dans sa version de base - pourra très vite écoper d’un lourd malus si un acheteur opte pour des options favorisant la hausse des émissions de CO2 : jantes en alliage de grand diamètre, toit vitré panoramique, roue de secours… Selon les configurateurs en ligne de certaines marques que nous avons testés, la hausse des émissions de CO2 pourrait atteindre de 20 à 40 g/km de CO2 en intégrant les équipements cités plus haut.
Au moment où 85% de la pollution est générée par les usines et les entreprises, on se demande pourquoi ce racket fiscal ne choque personne !
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