IA / Innovation : la France perd un investissement de 10 milliards d'euros dans le secteur de l'IA
Publié le 24 Mars 2026
Le retrait de la start-up britannique Fluidstack de ses projets de supercalculateurs à Bosquel et Paris marque un coup d'arrêt pour le plan IA d'Emmanuel Macron. Ce désengagement interroge la viabilité des ambitions numériques européennes.
/image%2F1495419%2F20260323%2Fob_cd51ae_fluistack-data-web-starup-2026.jpg)
- La start-up privilégie un contrat de 50 milliards de dollars avec Anthropic au Texas et à New York.
- Fluidstack a transféré son siège social à New York en décembre dernier, actant son départ du sol européen.
- L'accès aux financements et la densité de clients outre-Atlantique l'emportent sur l'offre d'énergie nucléaire décarbonée française.En novembre dernier, Fluidstack a signé un contrat de 50 milliards de dollars avec Anthropic. Cet accord prévoit la création de centres de données sur mesure au Texas et dans l'État de New York. Ce contrat générera environ 800 emplois directs sur le territoire américain.
Le transfert du siège social de Fluidstack à New York en décembre dernier signalait déjà ce basculement. L'intérêt de Google, prêt à injecter 100 millions de dollars dans la société, renforce cette trajectoire. La proximité avec les grands laboratoires de recherche et les géants du cloud facilite l'accès aux capitaux massifs nécessaires à l'achat des puces de dernière génération.La France proposait pourtant des atouts techniques. Le site de Bosquel bénéficiait d'un accès réservé au réseau électrique haute tension. Emmanuel Macron soulignait en 2025 : « Notre énergie nucléaire est contrôlable, sûre, stable et décarbonée, idéale pour étendre nos capacités de calcul. » Ces arguments n'ont pas suffi face à la profondeur du carnet de commandes américain.
/image%2F1495419%2F20260326%2Fob_18c260_newpubmarketing-blog-marketing-retail.jpg)