Luxe : La Rolex Pepsi tire sa révérence… et sa valeur explose
Publié le 4 Mars 2026
La manufacture horlogère suisse Rolex a décidé de mettre fin à la production de l’une de ses montres les plus emblématiques : la Rolex GMT‑Master II Pepsi. Ce modèle en acier Oystersteel, reconnaissable à sa lunette céramique rouge et bleue — d’où son surnom « Pepsi » chez les collectionneurs — figurait parmi les références les plus recherchées du catalogue depuis son lancement en 2018. L’arrêt de sa production, confirmé par les revendeurs agréés de la marque et relayé par le média spécialisé WatchPro, met fin à plusieurs années de spéculations autour de son avenir.
Cette annonce a immédiatement eu un impact sur le marché secondaire, où les montres déjà en circulation sont revendues entre particuliers ou par des professionnels. Selon les données compilées par EveryWatch, le prix médian du modèle est passé d’environ 26 600 euros au début de l’année à près de 28 800 euros ces dernières semaines, soit une hausse d’environ 8 %. Cette valorisation reste très supérieure à son prix de vente officiel fixé à 11 300 euros. Les plateformes de revente pourraient connaître une tension accrue sur les stocks disponibles, alimentée par la rareté et l’anticipation des collectionneurs et investisseurs. Depuis plusieurs années, des rumeurs circulaient au sujet de difficultés techniques liées à la fabrication de la lunette bicolore Cerachrom. Ce composant, particulièrement complexe à produire, présenterait un taux de défaut relativement élevé, ce qui aurait limité les volumes disponibles. Dès 2023, ces contraintes industrielles avaient déjà contribué à maintenir une forte pression sur l’offre, renforçant l’écart entre le prix officiel et celui observé sur le marché de la revente.
Cette situation illustre un phénomène bien connu dans l’univers horloger : la rareté organisée. Rolex contrôle étroitement ses volumes de production et ajuste régulièrement son catalogue, ce qui entretient une demande largement supérieure à l’offre. Dans ce contexte, le marché secondaire joue un rôle déterminant, les prix grimpant souvent bien au-delà du tarif officiel. Certaines montres de la marque sont ainsi perçues non seulement comme des objets de luxe, mais aussi comme des actifs susceptibles de conserver, voire d’augmenter, leur valeur.
Cette stratégie s’avère particulièrement efficace pour la maison genevoise. D’après les estimations de Morgan Stanley, la marque a généré environ 10,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024. Elle représenterait désormais près de 32 % du marché mondial des montres de luxe, confirmant son influence dominante dans l’industrie horlogère.
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