Publié le 25 Mars 2019

540 milliards, voici "le chiffre de la semaine" qui n'est autre que le montant de la suppression des véhicules thermiques en 2040 en France. En juillet 2017, Nicolas Hulot avait annoncé l’engagement de la France de "mettre fin à la vente de voitures émettant des gaz à effet de serre d’ici 2040". A peine 2 ans plus tard, un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a été présenté aux députés de la Commission du développement durable de l'assemblée. Il en évalue les conditions de faisabilité et les coûts. Ce rapport liste aussi l’ensemble des dépenses qui devront être engagées d’ici 2040 pour atteindre une part conséquente de ventes de véhicules électriques à batterie, ou à hydrogène. Le rapport estime par exemple que sur la période la perte (d'ici 2040) à plus ou moins 90 milliards la perte de recette fiscale, entre 80 et 144 milliards pour les aides à l'achat et jusqu'à 100 milliards pour l'infrastructure (batterie ou hydrogène).A cela s’ajoutent les coûts liés à la mise en place de l’infrastructure nécessaire : soit pour des bornes de recharge et ou des stations hydrogènes. Cela coûterait entre 30,7 et 108 milliards d’euros, selon les différents scénarios. Bref, en ajoutant tous les montants, on arrive à près de 540 milliards…
Notons qu'à la lecture du rapport, on comprend que l’interdiction des ventes des véhicules thermiques en 2040 ne le sera pas au sens strict et qu’il devrait rester des motorisations thermiques dans le cadre d’une hybridation. Le rapport recommande d'ailleurs la poursuite de l’amélioration des moteurs à combustion interne et le développement des recherches sur les biocarburants.






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